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Shaun Livingston : le parcours d’un miraculé jusqu’au titre NBA !

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C’est sans aucun doute la blessure la plus horrible de ces 10 dernières années. On s’en souvient tous, cela se passe début 2007, Shaun Livingston (2m01, 28 ans), alors joueur aux Clippers, se réceptionne mal après un lay-up, sa jambe gauche se disloque complètement, provoquant la rupture de plusieurs ligaments, les luxation du péroné et du tibia et la déchirure d’un ménisque. Sa jambe est dans un tel état qu’il passe tout près de l’amputation !

«Les médecins m’ont expliqué qu’une artère à l’arrière de ma jambe pouvait rompre, et qu’il y avait un risque de gangrène, et qu’il était possible qu’on m’ampute.»

Il a fallu pas moins de 16 mois à Livingston rien que pour reprendre le basket. Mais entre temps, son contrat avec les Clippers s’était terminé. Moins rapide, moins explosif Livingston n’est vraiment plus le même lorsqu’il retrouve les parquets. Il doit adapter son jeu, de le faire évoluer. Plusieurs franchises s’intéresseront à lui à son retour :Miami, Oklahoma City, Memphis, Washington, Charlotte, Milwaukee ou encore Cleveland lui donnent une chance, mais aucune de ces franchises ne sont pas convaincues par le meneur.

Et c’est chez nous à Brooklyn, à partir de 2013, qu’il retrouve un rôle. Présent pour 76 matchs en saison régulière, il se retrouve même titulaire en playoffs. Cette fois, sa carrière est relancée pour de bon ! Six ans après sa blessure, ses soucis physiques semblent bien lointains. Recruté par Jason Kidd qui souhaitait le relancer à Brooklyn,Livingston connaît une véritable renaissance et joue à un niveau qu’il n’avait tout simplement jamais atteint auparavant. Il s’est même payé le luxe de postériser Robin Lopez ! Qui aurait cru que l’ancien Clipper dunkerait à nouveau un jour sur la tête d’un pivot ? Pas grand monde si vous voulez notre avis…

« Lorsque j’ai dunké face à Portland, je me suis dit que je le méritais, et que le travail avait enfin payé. Quand on a traversé les moments que j’ai vécus, on se dit qu’on le mérite. »

Brooklyn Nets v Boston CelticsLui qu’on disait perdu pour le basket est finalement toujours un joueur NBA en activité. Un véritable miracle pour l’ancien joueur des Clippers du Heat, du Thunder ou encore des Cavs qui était l’une des rares satisfactions la  saison 2014 à Brooklyn (avec Joe Johnson peut-être). Arrivé pour être le back up de Deron Williams, il a même parfaitement assuré l’intérim lorsque ce dernier a dû soigner ses problèmes récurrents aux chevilles. Shaun Livingston tournait cette saison là à une moyenne de 7.8 pts (46% et 87% au LF) 3.1 ast et 3.1 reb pour environ 24 minutes de jeu. Une ligne de stats qui ne reflète cependant pas l’influence qu’a eu le meneur sur son équipe lors de ce super mois de janvier lors duquel les Nets avaient gagné 15 matchs de suite au Barclays Center !

Après une telle saison les Nets souhaitait évidement conserver l’atypique meneur… Cependant les Warriors lui propose un beau contrat de 16M$ sur 3 ans,  sur lequel les Nets sont incapables de s’aligner. Direction Oakland pour le natif de l’Illinois qui, après avoir été le back-up de D-Will dans la banlieue de New-York, sera celui de Stephen Curry.

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Les débuts sont difficiles pour Shaun qui peine à s’acclimater au jeu des Warriors mais le gaillard en a vu d’autres et ne cesse de travailler pour pour faire sa place chez les jaunes et bleus. Après une saison d’adaptation, les Warriors finissent par remporter le titre NBA à la fin de la saison 2015 et Shaun Livingston fut l’un des role players faisant la force du banc des Warriors tout le long de l’année ! Une bague bien méritée au vu du véritable parcours du combattant entreprit par le meneur depuis sa terrible blessure.

Ce qui est arrivé à Shaun Livingston est très certainement l’une des plus belle histoires que la Ligue ait connu. Plus fort encore que celle de Grant Hill avec le Magic d’Orlando, avec son retour fantastique au sommet de la NBA après des années de galère. Ici à Brooklyn,  nous n’oublierons pas le passage du natif de Peoria au Barclays Center, là ou sa rencontre avec Jason Kidd a sans aucun doute relancé sa carrière.

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