Avis de la rédaction

L’éclosion de Rondae Hollis-Jefferson

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À 22 ans Rondae Hollis-Jerfferson rentre dans sa troisième année NBA et pourtant il est aujourd’hui le joueur le plus ancien de l’effectif de Kenny Atkinson. En effet depuis l’arrivée de Sean Mark comme GM, l’effectif a été entièrement recyclé à l’exception de l’ancien d’Arizona. Souvent vanté comme un défenseur correct et doté d’une bonne marge de progression c’est offensivement que celui qu’on surnomme Chap surprend en ce début de saison.

Depuis le début de sa carrière, et jusqu’à la saison dernière, Hollis-Jefferson était décrit comme un ailier shooter sans jump shoot. Pire malgré ses 2m01 et une envergure similaire à celle de Kawhi Leonard (la comparaison s’arrêtant là) celui qui sortait de l’Université d’Arizona était vu comme un handicap pour l’attaque des Nets. Selon certains fans il n’en faisait pas assez en défense comme en attaque pour justifier ses minutes.

C’était sans compter sur l’intelligence de Kenny Atkinson. Pour sa première saison en NBA comme coach principal, il avait alors pris la décision de décaler Hollis-Jefferson au poste d’ailier-fort. D’abord peu à son aise puisqu’il avait dû apprendre le poste, la production de RHJ a finalement augmenté de façon considérable.

Lors de ses 11 derniers matchs, il affichait 11.4 points avec un pourcentage au shoot de 43.1% et près de huit rebonds par match en presque 27 minutes. Huit de ses dix matchs avait vu RHJ marquer plus de 10 points dont deux à 20 points pour la toute première fois de sa carrière.

Avant la saison 2017-2018, Hollis-Jefferson n’avait marqué que 18 points ou plus lors de seulement quatre matchs pour 107 matchs joués. Cette année il a déjà réalisé cette performance quatre fois en seulement huit matchs soit un match sur deux. Son match le plus abouti étant celui contre Phoenix mardi avec 21 points et 7 rebonds malgré la défaite des siens au Barclays Center.

Cette saison, Rondae Hollis-Jefferson tourne à une moyenne de 15,0 points et 5,2 rebonds par match, avec des pourcentage en hausse : 51,3% FG le tout en 26,3 minutes. De plus il affiche un taux de réussite de 88.6% aux lancers francs avec plus de 5 lancers en moyenne par match ce qui n’est pas le cas pour beaucoup de joueur en NBA.

On savait qu’il avait bossé son shoot tout l’été avec l’un des coachs en charge du développement et le moins que l’on puisse dire c’est que le résultat est incroyable. Rondae n’a plus l’air forcé… c’est doux, détendu et grâce à sa nouvelle mécanique de shoot, ses prestation sont plus abouties et homogènes. En témoigne son nombre de points marqués sur les huit premiers matchs de cette saison depuis le déplacement à Indiana jusqu’à la réception des Suns : 14, 15, 9, 18, 19, 6, 18 & 21 points soit 15 points de moyenne depuis le début de la saison c’est presque le double que sa moyenne en carrière (8.4 PPG). Une hausse à laquelle il faut ajouter 5.6 rebonds et 1.2 blocs.

Mais plus que des statistiques Rondae Hollis-Jefferson fait preuve matchs après matchs d’un leadership naturel et d’une maturité rare pour un gamin de seulement 22 ans. Ses coéquipiers et le staff de travail reconnaissent par ailleurs son travail acharné.

Quand on demande au principal intéressé ce qu’est le leadership pour lui, il répond :

« Pour moi c’est arriver tous les jours en étant prêt à travailler dur. Je pense parfois on prend les gens pour des leaders car ils ont le bon discours mais je crois que ce qui fait de vous un leader c’est votre éthique de travail et de la façon dont vous venez tous les jours à la salle. C’est comme ça que les gars décident ou non de vous suivre. »

Rondae a d’ailleurs envoyé un message fort lors d’une interview : « Nous devons rester ensemble, continuer de croire au process, continuer à croire les uns aux autres, continuer de croire en ce que les entraîneurs croient et tout va changer. »

Au vu de son début de saison on est tenté de dire que Hollis-Jefferson est en bonne voie quant au développement de son jeu offensif. Cependant cela ne l’a pas empêché de bien défendre notamment contre Denver et à Orlando. Si tout continue d’aller aussi bien pour le n°24 des Nets peut-être que la prochaine étape de son développement sera son shoot à 3PT. Il n’en a prit que 6 lors des 8 matchs joués cette saison pour seulement 2 réussis soit 33.3% de réussite.

Dire que certain voulait voir Chap quitter la franchise la saison dernière, voire même cet été… voilà une nouvelle victoire à mettre aux crédits de Sean Marks et Kenny Atkinson.

Source : Nets Daily

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