Actu

Brooklyn Nets : Trust the Progress !

Capture d_écran 2018-01-20 à 07.02.42

À l’instar de la reconstruction des 76ers et de leur désormais célèbre #TrusTheProcess les Nets ont eux aussi entamé un processus de reconstruction ces deux dernières année. Un chantier qui a vu le jour avec l’éviction de Billy King en février 2016 et l’arrivée de Sean Marks comme General Manager puis celle de Kenny Atkinson quelques jours après comme Head Coach. Mais à l’inverse de la franchise de Philadelphie, la reconstruction des Nets ne pouvait pas se faire de façon traditionnel via la Draft…

En effet l’état de la franchise tel que l’a laissé Billy King était certainement l’un des pires de toute l’histoire de la NBA. Le trade de Paul Pierce, Kevin Garnett et Jason Terry à l’été 2014 mais aussi ceux de Deron Williams et Joe Johnson les été précédents ont privé les Nets de la quasi totalité de leurs picks de Draft jusqu’en 2019.

Lorsque Sean Marks a pris ses fonctions, il savait que sa nouvelle franchise ne pourrait compter que sur lui pour se reconstruire. Une pression importante sur les épaules d’un GM débutant après avoir été assistant du côté San Antonio. Formé à la bonne école dans le Texas, l’Australien n’avait pas pour unique mission de reconstruire un effectif… En effet dans le déménagement de New Jersey à Brooklyn, les Nets ont perdu beaucoup à  commencer par leur identité. L’instabilité des premières année de la franchise dans la banlieue de New-York n’ont pas permis à la franchise de créer quelque chose de durable pour les années à venir.

I. Un grand ménage pour commencer

Capture d_écran 2017-12-11 à 01.02.26

Revenons un peu sur la situation de la franchise en février 2016 soit il y a un peu moins de deux ans. Le roster était dans un état catastrophique et à l’exception de Brook Lopez, Thaddeus Young, Joe Johnson et Bojan Bogdanovic, peu de joueurs avaient le niveau NBA. Beaucoup des joueurs de cet effectif ne sont d’ailleurs plus en NBA ou sont en bout de banc dans leurs équipes : Larkin (Boston), McCullough (Washington). D’autres n’évoluent plus du tout en NBA : Karasev (Europe), Sloan (Chine).

Le premier move de Sean Marks fût de couper Joe Johnson et son gros contrat. Il partira ensuite jouer les Playoffs à Miami. Le second ? Lâcher Thadd. Young à Indiana le soir de la Draft 2016 en échange de Caris LeVert. Pas mal surtout quand on sait l’importance du sophomore dans la rotation actuelle de l’équipe.

II. Une première intersaison remarquée

Durant l’inter-saison Sean Marks s’active en coulisse pour améliorer l’effectif et réalise une vraie belle opération en signant l’un des meilleurs 6ème homme de la ligue en la personne de Jeremy Lin ! Un contrat de 3 ans pour 12 millions par an, vu les tarifs pratiqués aujourd’hui, c’est pas loin d’être une affaire même si Jeremy Lin blessé dès le premier match est malheureusement out pour le reste de la saison actuel.

Sean Marks signe aussi Trevor Booker pour deux ans et 18M$. L’ailier fort vient renforcer l’équipe après le trade de Thadd Young à Indiana. Joe Harris en fin de contrat emménage aussi dans le banlieue de New-york pour un salaire moyen d’un millions de dollars. Aujourd’hui Joe Harris joue 23 minutes par match et tourne à plus de 10 points et 45% d’adresse. Il a aussi développé son jeu tant offensif que défensif et apparaît comme un élément stratégique de la rotation de Kenny Atkinson.

Malgré ces renforts la saison des Nets est catastrophique et l’ambiance dans le vestiaire est déplorable. Bojan Bogdanovic compétiteur dans l’âme, ne supporte plus de jouer dans les bas-fonds de la conférence Est. Sean Marks prend alors son téléphone et l’envoie à Washington avec Chris McCullough contre Andrew Nicholson et un 1er tour de Draft qui deviendra Jarrett Allen !

Les Nets finissent la saison bon dernier avec seulement 20 victoires au compteur mais l’essentiel est ailleurs, Sean Marks s’affirme comme un GM de talent et Kenny Atkinson bien qu’avec un bilan catastrophique propose un jeu séduisant et son équipe de revanchards récolte les compliments de la part de nombreux joueurs et coachs de la ligue.

Après avoir déjà récupéré Sean Kilpatrick en D-League la saison précédente, cette fois c’est  Spencer Dinwiddie que Sean Marks fait signer en décembre alors que tout le monde s’attendait à ce que Yogi Ferrell, maintenant à Dallas, soit signé. Un choix surprenant à l’époque mais qui s’avère être une réussite puisqu’en l’absence de Lin et Russell, l’ancien Piston est excellent à la mène avec 12.2 points, 6.3 passes de moyenne et un ratio assists / pertes de balle de très haut niveau (2ème NBA).

III. L’été 2017 : Premier vrai virage de la franchise ?

bkn_1718_sc_tradegraphics_web-email_760x442.jpg

L’été 2017 est peut-être le plus abouti pour le front office des Nets ! Sportivement pas toujours au top et souvent blessé mais professionnel exemplaire et figure emblématique de la franchise, Brook Lopez est envoyé à Los Angeles avec un 1er tour de Draft (Celtics) contre Timofey Mozgov et D’Angelo Russell ! Le n°2 de la Draft 2015 arrive à Brooklyn après 2 saisons compliquées sportivement à LA mais lors desquelles le meneur aura montré un talent indéniable et noirci sa feuille de stats : 14.4 PPG, 4.0 APG, 3.5 RPG.

bkn_1718_sc_tradegraphics_hellodemarre_760x480.jpg

Sur sa lancée, le General Manager des Nets envoie Justin Hamilton à Toronto en échange de DeMarre Carroll, d’un 1er et 2nd tour de Draft 2018 ! Un trade qualifié par certain de « Salary Dump » mais l’importance de l’ancien Hawks sur et en dehors du terrain est un vrai plus cette saison, qui plus est dans un effectif en manque d’expérience et de leadership.

bkn_1718_sc_tradegraphics_helloallen_910x575.jpgEt le moins que l’on puisse dire c’est que Sean Marks et Kenny Atkinson ont de la suite dans les idées puisqu’après avoir vu leur offre pour Allen Crabbe matché un an plus tôt par Portland, Brooklyn récupère le contrat de l’arrière shooteur contre le seul Andrew Nicholson qui sera aussi tôt coupé par les Blazers. Un deal gagnant-gagnant puisque Portland ne voulait plus supporter le gros salaire d’Allen Crabbe (+/- 18M$) et que les Nets avait besoin de se renforcer avec un profile 3&D peu évident à trouver dans la NBA actuelle.

Si l’on résume : Sean Marks à réussi à transformer Bogdanovic, McCullough & Hamilton en DeMarre Carroll, Allen Crabbe et un 1er et 2nd tour de draft 2018. Qui dit mieux ? En un an et demi le nouveau General Manager des Nets a sû transformer la franchise en passant d’un effectif de looser à un effectif de jeunes talentueux et de vétérans tous revanchards après des rendez-vous ratés dans les précédentes franchises.

IV. Mais Sean Marks n’en est qu’au début de la reconstruction..

bkn_1718_sc_tradegraphics_hellojahlil-nik_910x575.jpgLe management des Nets ne compte vraisemblablement pas s’arrêter là. En effet début décembre Brooklyn décide d’envoyer Trevor Booker à Philadelphie en échange de Nik Stauskas et Jahlil Okafor ! Avec ce trade c’est le n°3 de la Draft 2015 qui pose ses valises dans la banlieue de New-York après n’avoir joué que 25 minutes chez les 76ers Jah arrive avec l’envie de prouver qu’il mérite sa place de N°3 de Draft. Sean Marks est fort, très fort puisque les Nets ont avec ce trade trois joueurs du 1er tour de la draft 2015 (Russell, Okafor et Hollis-Jefferson) alors que la franchise ne disposait d’aucun tour de draft cette année là.

509892150.jpg.0.jpg

Capture d_écran 2017-12-11 à 01.02.42

Deux ans après son arrivée dans la franchise de Mikhail Prokhorov, Sean Marks a réussi à transformer un désert aride en lopin de terre dont sortiront sans doute de bons produits puisqu’il possède désormais deux joueurs un temps perçus comme des possibles franchise players :   D’Angelo Russell et Jahlil Okafor.

Des jeunes sous-cotés et avec un impact sportif immédiat et une possible valeur marchande future : Caris LeVert, Jarrett Allen, Rondae Hollis-Jefferson, Spencer Dinwiddie.

Des « vétérans » solides et possiblement utilisables pour des deals à venir : Lin, Crabbe, Mozgov, Carroll, Zeller.

Brooklyn est encore très loin d’être compétitif et il faudra encore une ou deux saisons pour développer les joueurs présents et améliorer encore l’effectif. Mais quand on voit le chemin parcouru en deux ans, on peut entrevoir le chemin que la franchise souhaite se tracer. Une fois la Draft 2018 passée et les derniers comptes soldés, un nouveau chapitre pourra vraiment s’ouvrir dans la banlieue de New-York avec nos propres choix de draft et un effectif de qualité. Le « Process » débuté en 2016 avec les arrivées de Sean Marks et Kenny Atkinson pourra prendre un virage des plus intéressant.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s