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Tops : Spencer Dinwiddie, une saison pleine de surprises

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Troisième dans la rotation des meneurs lors du début de la saison, Spencer Dinwiddie était presque un illustre inconnu dans la NBA en octobre dernier. Une saison régulière plus tard, le meneur de 25 ans fait partie de la course au MIP (Most Improved Player) et a réalisé une saison surprenante. Nous vous proposons de revenir sur l’éclosion du joueur des Nets et sur ce qu’il a apporté cette année.

Arrivé en décembre 2016 à cause des absences répétées de Jeremy Lin à la mène des Nets, l’ex-meneur de Detroit avait déjà eu de bons passages en back-up la saison dernière. Mais l’opportunité qu’il a obtenu cette saison était comme un cadeau du ciel : malheureusement, Jeremy Lin s’est blessé lors du premier match de saison régulière, ce qui offrait à Spencer déjà un poste de meneur back-up pour l’entièreté de la saison. Ensuite, D’Angelo Russell était énormément absent cette saison aussi ce qui a carrément offert à Dinwiddie la possibilité de démarrer 58 rencontres comme titulaire ! Impensable lorsque l’on sait qu’avant l’exercice 2017-18, Spencer n’avait démarré que 19 matchs titulaires dont 18 avec les Nets (ce qui parait déjà énorme d’ailleurs).

Alors au-delà de démarrer les rencontres, qu’est-ce qui a changé pour Dinwiddie ?

Tout d’abord l’augmentation de ses stats : en 59 rencontres en 2016-17, le meneur tournait à 7,3 points, 3,1 assists, 2,8 rebonds en 1,1 turnovers en 22 minutes de moyenne par match. Des statistiques certes pas mauvaises mais carrément meilleures sur l’exercice suivant : en 80 matchs, il tourne à 12,6 points, 6,6 assists, 3,2 rebonds pour 1,6 turnovers en 28 minutes de moyenne par match. Toutes ses stats sont en augmentation et participent à ce qu’il soit considéré comme l’un des joueurs de la Ligue ayant le plus progressé cette saison.

Des actions clutchs…

Au fur et à mesure que la saison avançait, la place que prenait le meneur dans le roster était plus importante. De simple joueur de banc, il devient le gars à qui l’on donne le ballon en fin de rencontre. Il est arrivé que le meneur se plante dans le money-time, ce qui fait évidemment partie de l’apprentissage, mais il a tout de même réussi à nous offrir des actions ultra clutch sur certaines rencontres, en particulier sur deux de celles-ci :

  • contre les Minnesota Timberwolves (3 janvier 2018) : Étant complètement passé au travers lors de la victoire contre le Magic deux jours auparavant, la performance en elle-même sur la rencontre contre les Wolves est XXL. Dinwiddie inscrit 26 points à 9/14 dont 4/7 3PTS avec 9 assists. Le match est cependant serré entre les deux équipes et c’est à Spencer que l’on donne le ballon en fin de match. Par deux fois, et sur des actions similaires, le meneur de Brooklyn se joue de Taj Gibson pour punir les Wolves.
  • contre les Detroit Pistons (21 janvier 2018) : dans les deux dernières minutes de la rencontre, Dinwiddie s’enflamme ! Il inscrit 7 des 22 points qu’il inscrit dans la rencontre sur ce court laps de temps, dont un improbable game-winner avec un floater sur la tête d’Andre Drummond, le tout sur le parquet de Pistons !

… aux performances de patron

Au-delà de ses quelques actions clutchs, Dinwiddie s’est muté en leader d’une équipe qui en manquait cruellement (et qui en manque toujours). Lorsque le meneur marque beaucoup de points, les Nets sont dans le match : A chaque fois que Dinwiddie a inscrit 22 points ou plus (à 13 reprises cette saison), les Nets remportent ont remporté 5 rencontres et en perdent 8 dont 7 défaites de moins de 10 points, avec un +/- positif sur 9 des 13 rencontres. L’équation est donc plutôt simple : quand il est bon sur le parquet, le niveau de l’équipe s’en ressent également.

Si Dinwiddie a pu s’exprimer en tant que scoreur, c’est davantage sur la gestion des attaques que l’ont peut le féliciter. Tout d’abord, il possède le 7e plus gros total de passes décisives de la NBA avec 522 assists (derrière Westbrook, James, Simmons, Harden, Lowry et Rondo, en bref que des passeurs confirmés). Il possède par ailleurs la 11e moyenne de passes par match de la Ligue avec 6,6.

Mais au-delà de la moyenne ou du total d’assists, une statistique particulière attire notre attention. De toute la Ligue, Dinwiddie possède le 2e meilleur ratio assists/turnovers avec 4,1 derrière Darren Collison (4,3). Qu’est ce que cette stat veut concrètement dire ? Elle existe pour montrer quels joueurs sont ceux qui font le plus de passes en perdant le moins de ballons possibles. Pour ce qui est du cas de Dinwiddie, il réalise 4,1 assists pour 1 turnover. À titre de comparaison, il possédait le 22e ratio de la Ligue la saison dernière avec 2,8… Encore une grosse progression à mettre à son actif.

Le All Star Game en guise de récompense

Sa première partie de saison étincelante lui a permis de gagner en notoriété dans la Ligue. Pas au point de devenir un joueur ultra respecté, mais au moins lui assuré un cadeau en milieu de saison avec une nomination pour le All Star Game en février dernier.

Certes c’était pour le concours le moins attrayant de la soirée du samedi (le concours de skills). Certes ce n’est pas une vraie sélection pour le ASG. Cependant il a carrément saisi sa chance à deux mains en remportant le Skills Challenge. Une belle récompense pour lui qui est vient reconnaitre tout le travail fourni par le meneur cette saison.

Et quoi maintenant ?

Il a fait largement partie des joueurs que le front office des Nets pouvaient échanger cette année à la trade deadline. En effet, juste avant le All Star Game, Dinwiddie possédait une cote importante et certaines équipes étaient alors en quête de meneurs. Du côté new-yorkais, Brooklyn aurait pu sauter sur l’occasion pour aller chercher un pick à la Draft de cet été, ne possédant que le 29e choix via Toronto. Il aurait été intéressant de l’échanger à ce moment car sa hype était alors à son maximum et que, soyons honnêtes, son potentiel de développement n’est pas infini. Il a très bien fait le job en starter cette année mais il n’en sera sûrement jamais un pour le reste de sa carrière.

La saison prochaine risque d’être d’autant plus compliquée pour Dinwiddie avec le retour de Jeremy Lin dans le roster, lui qui a actionné sa player option. Avec D’Angelo Russell, il devrait former le duo que l’on attendait tant de voir évoluer cette saison. Avec un rôle de deuxième arrière en back-up de Lin et D’Lo, Dinwiddie passera forcément une année moins réussie statistiquement que celle qui vient de s’écouler. Il s’agira par ailleurs de sa dernière année de contrat chez les Nets à 1,5M$, avant d’être agent libre à l’été 2019. Et avec les possibles prolongations de contrats d’Harris et Okafor cet été ainsi que celles d’Hollis-Jefferson, Russell ou Carroll, il n’est vraiment pas sûr que la prolongation de Dinwiddie devienne une priorité à Brooklyn. On pourrait même penser que le front office des Nets tentera de le trader dans les semaines/mois à venir, vu le salaire qu’il touche et le rôle intéressant qu’il peut avoir en meneur back-up.

Dans les noms cités pour le titre du MIP, Spencer Dinwiddie a réalisé ce qui est aujourd’hui la meilleure saison de sa jeune carrière. De role player à titulaire quasi indiscutable aux statistiques toutes en progression, le meneur de Brooklyn devra prouver qu’il n’était pas en sur-régime cette saison et qu’il s’agit bien là du niveau qu’il peut afficher sur plusieurs saisons en NBA.

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