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Jason Kidd au Hall of Fame : un discours pleins d’humilité et de sincérité

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Avant-hier soir à Springfield Massachussetts, l’heure était à l’émotion. L’annuelle cérémonie du Hall of Fame battait son plein et parmi les intronisés on retrouvait notamment Grant Hill, Steve Nash, Ray Allen et bien sûr… Jason Kidd ! Brooklyn Nets France se devait de vous partager le discours d’intronisation de celui qui est une véritable légende de la franchise. Pour l’occasion nous vous offrons son discours, entièrement traduit et bourré d’anecdotes toutes aussi sympathiques les unes que les autres. À consommer sans modération...

« Merci à tous. Avant de commencer, j’aimerais remercier Gary Payton, qui me présente ici ce soir. J’ai connu Gary quand j’étais petit du côté d’Oakland. Il était plus vieux que moi, et c’est lui qui a installé en moi les bases pour jouer dur et savoir comment travailler dur. Merci à toi. Je peux honnêtement dire que je ne serais pas devant vous ce soir si Gary ne m’avait pas donné la confiance en moi de jouer ainsi au fil des années. Merci d’être là pour boucler la boucle, en ayant été présent quand tout a commencé et en étant maintenant ici ce soir. Cela fait pas mal de choses à raconter sur lui (rires).

J’aimerais commencer par dire que je suis touché de recevoir un tel hommage ce soir. J’aimerais donc remercier le comité, et féliciter les autres athlètes intronisés, ainsi que David Stern et Adam Silver, qui ont été de grands leaders pour notre sport.

Je dois commencer par l’équipe qui m’a drafté, les Dallas Mavericks. Les propriétaires, les coachs, et comment pourrais-je oublier les « Trois J » (Jason Kidd, Jim Jackson, Jamal Mashburne), on avait simplement besoin de plus de temps. Puis les Phoenix Suns, la famille Colangelo, Danny Ainge qui a coaché le small ball avant même qu’il ne soit aussi popularisé. Le staff technique, et quelques coéquipiers comme Shawn Marion, Kevin Johnson, Steve Nash, félicitations. Rex Chapman et Danny Manning, c’est à ce moment précis que j’ai appris comment gagner des matchs en NBA. Ensuite, New Jersey. Le management, Rod Thorn (lui aussi intronisé ce soir là), merci de m’avoir offert la possibilité de jouer sur la plus grande des plateformes. Les entraîneurs, Byron Scott et Eddie Jordan. Le staff, je ne savais pas ce que vous utilisiez pour me garder en forme sur le terrain, mais merci de l’avoir fait. Je ne peux pas oublier mes coéquipiers, Kenyon Martin, Richard Jefferson, Kerry Kittles, Keith Van Horn, Vince Carter. Vous m’avez tous permis d’avoir l’air bon sur le terrain, on a vécu de grands moments, c’était le bon moment pour être un membre des Nets.

Et maintenant, de retour à la case départ, chez les Mavericks. Merci Mark Cuban, pour m’avoir permis de remporter un titre, c’est un des meilleurs propriétaires de tous les sports confondus. Rick Carlisle, un des meilleurs entraîneurs de ce sport. Dirk Nowitzki, Jason Terry et tous les coéquipiers de l’équipe championne en 2011, c’était un moment à vivre une seule fois dans sa vie, et je vous en remercie. Vous m’avez offert un grand cadeau donc je veux vous remercier personnellement ici ce soir. Dirk, je t’ai hissé vers le titre, je sais. Donc ne tweet pas que tu nous a hissé, moi et Steve (Nash). Et enfin, ma dernière saison en NBA chez les Knicks. J’aimerais remercier Mike Woodson, pour m’avoir donné la possibilité de les aider à gagner. Malheureusement, nous n’avions plus d’essence dans le moteur dans le dernier virage, mais je tiens tout de même à remercier les Knicks.

Un grand merci à Team USA Basketball, pour m’avoir offert la possibilité de représenter mon pays et remporter deux médailles d’or aux Jeux Olympiques. Jeff Schwarz, quel chemin nous avons parcouru. Je veux que les gens sachent qu’il n’est pas qu’un excellent agent, c’est aussi un très bon nageur. S’il ne m’avait pas sauvé la vie il y a quelques années, je ne serais pas ici ce soir (rires). Donc merci Jeff, d’être un bon ami avant tout mais aussi un super agent. Les membres de chez Nike, je rigole encore en repensant aux soirées passées chez Phil Knight. Quand les employés de chez Nike m’appelaient par différents noms, mais que je ne le réalisais pas car j’étais simplement content de mater un match de basket chez Phil. Mes conseillers business, c’est bon de se sentir bien entouré pour être conseillé. Et cela vaut aussi pour mes années plus jeunes, mes profs au collège, mes coachs au lycée. Frank LaPorte, qui a eu cette vision selon laquelle il allait mettre un freshman titulaire à la tête de son équipe. Je ne serais pas ici sans cette vision, merci Frank.

Grant Hill, un grand merci à toi. Nous étions co-Rookie de l’année, et nous voici tous les deux intronisés au Hall of Fame le même soir. Je pense que nous nous inspirons vraiment l’un de l’autre afin de travailler encore plus dur et accomplir davantage de choses. C’est un honneur d’être avec toi ici ce soir.

Enfin, j’aimerais terminer avec ma famille. Il faut garder le meilleur pour la fin. Ma mère, qui était une très forte supportrice mais était aussi dure. Ce n’était pas le genre de mère qui scandait que tout ce que faisait son fils était formidable. Elle a été et est, encore aujourd’hui, ma plus grande critique sur comme en dehors des terrains. Son amour pour le basket est puissant, quand je ne jouais pas bien je savais que j’allais recevoir un texto ou un appel. Chaque ajustement pour le match suivant venait d’elle, à chaque fois. Merci maman, pour ton soutien au fil des années et être resté toi-même. Je t’aime. Mon père, qui m’a montré comment travailler dur et être déterminé à réaliser ses rêves. Il a toujours eu du temps pour ses enfants, tu nous manques mais nous t’aimons. Mes soeurs, merci pour votre amour et votre soutien inconditionnel.

Ma femme, merci d’être un tel soutien et d’être toujours aussi honnête. Tu es incroyable, et toujours directe. Un exemple, vers la fin de ma carrière, quand on voyait tous les deux que ça prenait une mauvaise direction. J’étais avec les Knicks, on jouait face aux Pacers en Playoffs, j’ai pris plusieurs shoots lors d’un match et j’ai tout loupé. Tu m’as dit d’arrêter de tirer, et qu’il était temps pour moi de mettre un terme à ma carrière. Et tu avais raison, je suis allé voir mon coach dans la foulée et lui ai dit que c’était terminé pour moi. Tu as tout traversé à mes côtés, merci pour ton amour et ton soutien.

Mes enfants, je souhaite que vous grandissiez pour devenir de bonnes personnes, des personnes honnêtes, d’être déterminés et passionnés dans le domaine que vous choisirez. N’ayez pas peur d’échouer. Je vous aime.

J’ai fini, je voulais juste apprécier ce dernier moment (rires). »

C’est avec un discours rempli à la fois d’émotions, de dédicaces, d’humour mais aussi d’humilité que Jason Kidd à marqué son intronisation au Hall of Fame. Sa carrière de joueur bien derrière lui, JKidd continue sa route dans le basket en tant que coach. Si son expérience aux Nets a tourné court, il avait rebondi du côté de Milwaukee avant d’être démis de ses fonctions en février dernier. Pour le moment, le nouveau Hall of Famer va profiter de sa famille, et il le mérite bien. On espère cependant qu’on reverra très vite notre ancien n°5 près d’un parquet NBA.. See you soon Legend !

Source : Discours de Jason Kidd au Hall of Fame (YouTube)

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