Avant Brooklyn Nets Hall of Fame

Richard Jefferson, l’autre dunkeur fou des New Jersey Nets

Souvenez-vous ! C’était il y a 1 mois : Richard Jefferson prenait sa retraite après 17 saisons passées dans la Grand Ligue. Néanmoins celui qu’on surnomme souvent « RJ » n’en a pas tout à fait fini avec le basket. En effet, il a récemment rejoint l’équipe de YES Network, média audiovisuel américain retransmettant les matches des Nets. Brooklyn Nets France vous propose une rétrospection d’un joueur incontournable de la belle époque des Nets des année 2000 à la carrière complète et à l’identité influente, passé dans le New Jersey entre 2001 et 2008.

Richard+Jefferson+Kenyon+Martin+Denver+Nuggets+3mjhOQXk7KUl

Dans sa jeunesse, Richard Jefferson a beaucoup voyagé car ses parents étaient missionnaires chrétiens. Sa personnalité et son caractère ont grandement été influencées par ses parents. Il n’était pas rare de le voir engagé dans des soupes populaires au profit des mendiants de New York, puis d’aller dans la foulée jouer au basket avec les enfants pauvres de la Big Apple.

Sorti de l’université d’Arizona avec laquelle il a joué 3 ans pour les Wildcats, Jefferson se présente à la Draft 2001 avec beaucoup d’ambition. Il est choisi en 13ème position par Houston, mais est échangé dans la foulée avec Jason Collins et Brandon Armstrong contre Eddie Griffin. Direction les Nets donc pour Richard donc, qui atterrit alors dans une équipe déjà finaliste NBA l’année précédente. Un joli coup pour les Nets qui récupèrent là un ailier de 2m01 pour 106 kilos. À l’équipe il est surtout décrit comme un athlète polyvalent par les scouts mais il faut aussi souligner que Richard Jefferson est un solide défenseur capable de défendre et de sanctionner 3PTS (37% en carrière).

Des débuts aux Nets remarqués et remarquables

Chez les Nets, Richard Jefferson est la doublure de Keith Von Horn au poste 3 dans son année rookie. D’ailleurs il termine sa première année dans la All-Rookie 1st Team, où il terminera 2e du vote avec une ligne de stats moyennant 9,4 points, 3,7 rebonds et 1,8 assists sur 79 matchs joués. Jefferson est un joueur sans peur. Et ce n’est pas Kenyon Martin qui va le contredire. En effet, alors qu’il n’était qu’un rookie, Richard n’avait pas froid aux yeux, et en est venu aux mains avec Martin, reconnu comme une brute finie. Il raconte :

« Vers la fin du match, moi et Bonzi Wells on s’était chauffés. Kenyon est sur la ligne des lancers francs et l’arbitre dit à Kenyon, « Dites à votre rookie de se taire parce que je ne veux pas avoir à lui donner une technique à ce moment du match. ». Kenyon me répond « Hey Richard, tais-toi. ». Bonzi Wells renchérit : « Oui ! Ecoute Kenyon et tais-toi. » Je lâche prise. Je leur répond, « Va te faire Bonzi ! Va te faire aussi, Kenyon ! »
Je vais m’asseoir, je suis fou, énervé. Je suis assis et Kenyon vient dans les vestiaires énervé. Je me lève et il me pousse à ma place. On se bagarre complet. La seule chose qui m’a sauvé c’est Aaron Williams, et tu te souviens combien il était grand, l’a attrapé par le dos pour essayer de le calmer. Mon dernier coup frappe Aaron Williams dans sa lèvre et sa lèvre s’ouvre. À ce moment-là, je me rends compte de ce qui se passe. Je n’ai aucun problème à combattre Kenyon. Mais Aaron ? Je ne veux pas. »

C’est bien la seule fois où notre cher Richard aura eu un problème avec un coéquipier. Kenyon Martin sera tradé en 2004 à Denver contre des 1er tours de draft.

D’une prolongation aux Nets… au titre avec les Cavaliers en 2016

Dès lors, l’ailier est titularisé et les Nets le prolonge pour 6 ans et 78 millions de dollars. Sur les seuls 33 matchs qu’il aura joué au cours de la saison 2004-2005, (rupture des ligaments du poignet), Jefferson affiche ses meilleures stats en carrière : 22,2 points, 7,3 rebonds, 4 assists et 1 steal de moyenne par match. Il fait son retour en Playoffs de la même saison face au Heat de Wade. Depuis, le numéro 24 du New Jersey maintient une ligne de stats constante. En tout, il ira 6 fois en Playoffs pour 15 points de moyenne durant la post-season. Il est d’ailleurs le Net a avoir joué le plus de matchs en post-season avec un certain Jason Kidd.. Il a aussi provoqué plus de lancers que n’importe qui et se classe deuxième (derrière l’indétrônable J-Kidd) en points, FGM, FGA, assists, rebonds défensifs et minutes jouées. Tradé à Milwaukee en 2008, il déclare être déçu de ne pas finir sa carrière aux Nets. Après une année à Milwaukee notre ancien N°24 passera 3 ans aux Spurs avec le trio Parker, Gionobili, Duncan… S’en suivra ensuite des saison aux Warriors en 2012-2013 puis à Utah et Dallas avant d’aller rejoindre LeBron James à Cleveland pour y gagner sa première et seule bague de champion NBA à l’âge de 35 ans.

Le troisième maillon d’un Big Three trop éphémère

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Aux côtés de Jason Kidd et Vince Carter, ils forment un trio aussi fabuleux qu’éphémère qui portera le New Jersey au sommet de la NBA. Tout fan des Nets retient les contres attaques avec Kidd envoyant caviar sur caviar à ses deux compères qui finissent souvent en dunk. Au fil des années, Jefferson est devenu un joueur accompli. Toujours capable de finir des actions en claquant des dunks tous plus monstrueux les uns que les autres, RJ adapte son jeu. Effectivement, ses stats à 3PTS s’améliorent considérablement et son shoot à mi-distance est un vrai atout. Sa défense reste toujours aussi solide qu’auparavant. Malgré ces trois grands joueurs, ils n’ont pas réussi à passer le fameux cap pour devenir champion NBA. On retiendra Richard comme un homme aimé de tous par les fans, les joueurs et la communauté. Mais c’est aussi un joueur aimé pour son engagement, sa volonté d’atteindre un but et sa discrétion sur le terrain. Hors du terrain, il n’est jamais contre une anecdote bien croustillante ou une blague sur les réseaux sociaux (ndlr : sa blague de mettre un terme à son amitié avec LeBron James).

C’est donc avec un immense plaisir que nous retrouvons Richard certains soirs de match pour commenter les rencontres des Nets avec l’excellent Ian Eagle, Sarah Kustok et le reste de la team YES. Welcome Back RJ !

 

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(2 commentaires)

  1. Merci pour cette article tres intéressant ! Je ne suivais pas le basket à cette époque et ça m’a donné envie d’aller voir des vidéos de l’epoque. Quel régal. Merci encore.

    Aimé par 1 personne

  2. Merci à toi! On espère que ça t’as donné envie d’en voir plus ;). Chaque mois un nouveau joueur sera présenté à partir de ce mois 😉

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