L’une des grandes interrogations, si ce n’est la plus grande, de cette saison 2017/2018 est de savoir si D’Angelo Russell est capable de s’intégrer dans le système offensif des Nets et d’en être le leader. Après 7 matchs les statistiques du n°2 de la Draft 2015 sont bonnes malgré le bilan plutôt mitigé de 3-5 pour Brooklyn.

D’Angelo Russell tourne en moyenne à 21.7 points, 5 passes, 4 rebonds et 1 steal en seulement 26.5 minutes par match avec un 46.6% au shoot. Si l’on transpose ces chiffres sur 36 minutes cela est encore plus impressionnant puisque que cela donne 29,5 points et 6 assists.

D’Lo a déjà fini plus de matchs à 30 points après sept rencontres cette saison qu’il n’en avait fini la saison dernière avec les Lakers. Mieux D’Lo n’est pas descendu en dessous des 10 points et donné 5 assists minimum lors de quatre de ses sept matchs avec les Nets. Une moyenne de points supérieure de 6 points comparé à l’an dernier avec les Lakers… et en deux minutes de moins. Impressionnant non ?

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=bbBpKGyiwmM?rel=0&w=560&h=315]

Russell la « machine à marquer » des Nets

Il n’y a aucun doute sur le fait que Russell est une machine à marquer efficace comme tout le monde l’espérait du côté de Brooklyn. Avec peu de temps de jeu et malgré une légère blessure au genou qui l’a privé du match contre les Cavs, il continue de faire le show en attaque à seulement 21 ans.

Capture d’écran 2017-11-03 à 01.21.40.png

Pas de doute non plus sur le fait que D’Angelo est à l’aise quand il part sur sa gauche avec sa main dominante après un pick-and-roll que ça soit pour finir proche du cercle ou avec son petit flotteur. La question désormais est de savoir si D’Lo est un meneur ou un arrière dans cette nouvelle configuration. Car s’il n’y avait pas à se poser la question en début de saison la blessure de Jeremy Lin a redistribué les cartes et les rôles en attaque.

Avec le passage forcé de D’Angelo Russell au poste de meneur les mouvements offensifs semblent un peu modifiés afin de s’adapter aux forces de Russell notamment avec beaucoup de pick-and-roll, où il s’est avéré être assassin aussi bien en shootant qu’en passant la gonfle.

Le problème avec la blessure de Jeremy Lin c’est que Russell n’a eu que sept petits matchs pour s’adapter complètement à l’attaque et tenter d’apprendre les systèmes en tant que meneur. Heureusement pour Russell et les Nets, l’ancien Lakers s’en sort grâce à ses isolations et ses pick-and-roll. D’Lo créait d’abord pour lui mais on voit par séquence qu’il fait parti de ces joueurs capable de créer pour les autres quand il en a la possibilité.

Pour illustrer cette affirmation on peut prendre une statistique sur Pick & Roll, phase de jeu très utilisé en NBA, et où Russell fait parti du Top 5 des meneurs au nombre de points et d’assists avec Kemba Walker, James Harden, Reggie Jackson et Damien Lillard.

D’une certaine manière, le chantier pour Kenny Atkinson et les Nets doit être de trouver comment le coach peut intégrer D’Lo dans le style de jeu actuel de l’équipe. S’il n’y arrive pas alors l’équipe devra s’adapter aux forces du meneur d’Ohio State. Si Atkinson ne parvient pas ses fins, cela pourrait être de mauvaise augure pour le reste de l’équipe, et en particulier pour les joueurs qui ont besoin des systèmes pour briller comme Joe Harris mais aussi et surtout… Allen Crabbe.

Spencer Dinwiddie, un back-up de luxe pour Kenny Atkinson

Alors comment les Nets vont-ils résoudre cette équation ? Peut-être grâce à l’émergence de Spencer Dinwiddie dont le profil ressemble plus à celui d’un meneur organisateur.

En effet Dinwiddie l’ancien joueur de l’équipe de G-League des Bulls a montré d’excellentes choses en sortie de banc. Ce qui pousse certain fans et même certains dans notre rédaction à imaginer ce duo en même temps sur le parquet se partager la possession du ballon. Une paire qui a été aligné une seule fois cette saison dans les dernières minutes de la défaite de contre les Suns.

Kenny Atkinson a d’ailleurs évoqué que la présence de Dinwiddie sur le parquet rendait plus difficile la gestion des matchs pour les Nets.

« Eh bien, c’est génial parce que (Spencer) puisse gérer la balle. Et puis avec sa taille (1m98 ndlr) ce n’est pas comme si on parlait d’un petit meneur. Parfois avec Jeremy décalé en arrière on savait qu’on aurait des mismatchs difficile a gérer alors qu’avec Spencer on a l’impression qu’il pourrait défendre des arrières voir même sur des ailiers. Il gère très bien sur la balle, et il peut shooter avec un % élévé, donc s’il continue à jouer comme ça, nous devrons lui trouver plus de minutes. Il n’y aura pas le choix. »

Dinwiddie a le meilleur ratio passes décisives / pertes de balle de NBA depuis le début de saison tandis que D’Lo tourne lui à 4 pertes de balle de moyenne ce qui est très élevé. Reste à Atkinson et à son staff de déterminer si Russell va continuer de jouer meneur ou s’ils vont suivre l’idée de base et le re-décaler en arrière.

« Je pense que c’est quelque chose que nous devons étudier de près. J’aime cette idée parce que D’Angelo est plutôt bon. Nous devons trouver cet équilibre où nous pourrions l’utiliser un peu plus loin de la balle. C’était la première fois que nous le faisions contre Phoenix et je pense que c’était intéressant. Je pense aussi que nous pourrions envisager de les faire jouer ensemble plus souvent. »

Un changement de système en vue ?

Maintenant que cette hypothèse a été avancé voyons si cela est possible et les probables conséquences sur la rotation et le jeu des Nets.

Avec la blessure de Jeremy Lin l’effectif pourrait manquer d’arrière en faisant jouer D’Lo et Dinwiddie ensemble. D’autant plus qu’Isaiah Whitehead a été récemment envoyé en G-League pour gagner du temps de jeu et se développer. Ce qui rend cette association peu probable.

« Non, justement c’est le problème. D’Angelo a ses minutes, et Spencer doit prendre la mène quand il est sur le banc. Nous avons essayé Caris LeVert un peu en meneur, mais je pense nos deux meneurs sont clairement D’Angelo et Spencer. »

Quelle que soit la configuration retenu et exploité par le staff, elle sera cruciale dans la façon dont seront développés les deux joueurs et de la gestion du ballon maintenant et dans le futur. Car s’il est possible d’exécuter des systèmes à base de picks & rolls, mais si la prise de décision n’est pas rapide et faite avec confiance, c’est l’ensemble de l’animation offensive qui peut être pénalisé.

Finalement le problème est simple, nous avons un joueur très jeune, très talentueux qui essaie simplement de s’adapter à un nouveau système. Nous n’avons aucune raison de douter du talent du garçon et la cohérence ne semble pas non plus être un problème. La question concerne les Nets dans leur ensemble et la façon dont ils souhaitent développer Russell à l’avenir.

Une chose est sûr : regarder les Nets cette année sera un plaisir et il en sera sûrement de même dans les années à venir. Les chiffres semblent bons. La prochaine étape consistera à obtenir des victoires.

Il est tout de même important de garder à l’esprit que l’on est seulement le 1er novembre et que la saison va être longue pour D’Lo et les Nets. Malgré tout il y a ce soir un match contre les Lakers à L.A dans lequel D’Angelo Russell aura à cœur de prouver à un certain Magic Johnson qu’il peut être un leader et faire gagner son équipe.

Source : Nets Daily


Mon histoire d'amour avec les Nets a commencé à New-Jersey au début des années 2000 et s'est poursuivie à Brooklyn. J'ai créé Brooklyn Nets France pour partager ma passion pour la meilleure franchise de NY.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici