Il s’agit là d’un des sujets principaux de la saison des Brooklyn Nets : re-signer D’Angelo Russell ou non. Alors que les Nets avaient choisi de ne pas lui proposer une extension de son contrat rookie en octobre dernier, les performances de D’Lo depuis le début de saison montrent un tout autre joueur. De quoi satisfaire le front office pour le re-signer en juillet prochain ?

D’Lo is the boss. C’est ce que l’on peut retenir de son début de saison après une trentaine de rencontres disputées. Pour le moment épargné par les blessures, D’Angelo Russell pratique un basket que l’on attendait : performant, leader, clutch, tous ces adjectifs se rejoignent pour parler de ce que fait D’Lo sur le terrain depuis le 18 octobre et le lancement de la saison de Brooklyn. Associé avec Caris LeVert dans un backcourt intenable jusqu’à début novembre, il est aujourd’hui le joueur le plus influent du roster et à qui Kenny Atkinson fait totalement confiance. En phase avec son jeu, le meneur de Brooklyn est étincelant.

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Plus régulier dans ses performances

Son irrégularité chronique depuis sa Draft par les Lakers en 2015 était devenu un problème assez récurrent pour envisager de lui offrir un rôle très important à Brooklyn. D’où l’hésitation de Sean Marks à signer une extension cet été. Néanmoins, rares ont été les soirées où D’Angelo est complètement passé au travers de sa rencontre. Là où le plus gros doute persistait, Russell répond présent par des performances rassurantes : on ne compte que 5 matches sous les 10 points et déjà 3 à 30 points et plus, notamment une pointe à 38 points. Son Net Rating, de -3,4, est le meilleur de sa jeune carrière, tout comme son ratio assist/turnover (2,1). Il devait se montrer cette année, et c’est bel et bien ce qu’il fait, avec des moyennes de 18,1 points, 5,9 passes et 3,9 rebonds par match.

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Un tir bien plus fiable, souvent créé par lui-même

Ce qui caractérise le step-up de D’Angelo Russell c’est surtout son shoot. Excellent créateur de tir pour lui-même, D’Lo sait se créer des tirs où il est le plus performant et les sélectionne bien mieux qu’auparavant.

Tout d’abord, il prend 3 shoots/match de plus cette saison et possède exactement le même pourcentage que l’an dernier (41,4%) et marque près de 3 points de plus que la saison dernière (18,1 contre 15,5). Une augmentation qui se remarque notamment par  un jump shot bien plus fiable.

Cette année, Russell a déjà planté 158 jump shots sur 390 tentés (40,1%), soit un pourcentage en augmentation (37,8% en 2017/18). Une arme que D’Lo utilise principalement en sortie d’écran et à mi-distance : Jarrett Allen lui offre des écrans lui permettant de trouver des spots en tête de raquette d’où il est capable de sanctionner la défense adverse avec précision. En complément, Russell est un excellent créateur de tirs… pour lui-même ! Sur ses fameux jump shots, seulement 8% des shoots rentrés sont « assisted » (proviennent d’une passe décisive pour D’Lo), et donc 92% un-assisted. Un ratio assez parlant qui montre la capacité incroyable de D’Angelo Russell à se créer des tirs et à les rentrer.

Sur tous ses shoots rentrés, ce sont 29,4% de ses shoots qui sont assisted. Par ailleurs, Jarrett Allen est le meilleur passeur de l’équipe vers Russell cette saison avec (seulement) 11 passes (derrière les 13 passes de Caris LeVert).

Finalement, cette zone à mi-distance semble être son jardin : pour tous types de shoots confondus, D’Lo affiche un incroyable 50,4% à 64/127 lorsqu’il est entre 3 et 7m du panier. Une arme létale qu’il utilise parfaitement cette année.

Au-delà de cette arme que représente son jump shot et son shoot à mi-distance, le natif de Louisville dans le Kentucky tire beaucoup à 3 points. En 28 matches, il a déjà rentré 68 tirs sur 189 tentés… Un pourcentage de 36% un peu faible mais qui est pour le moment le meilleur de sa carrière (+4% par rapport à 2017/18). Et par rapport à ses jump shots, ses shoots à 3PTS sont bien plus assisted : 66,2% de ses shoots du parking le sont… Une différence qui montre qu’il laisse aussi le ballon à ses coéquipiers et utilise facilement son jeu sans ballon qui progresse exponentiellement cette saison. Capable de trouver des spots ouverts à 3PTS, il shoote même à 59% dans les corners (16/27) et a déjà rentré plus de tirs dans cette zone que sur toute la saison dernière.

Des fins de matches bien gérées

Enfin, même si l’équipe est connue cette saison pour perdre très souvent en fin de rencontre dans les matches serrés, ce n’est nullement la faute de D’Angelo Russell. Sa bourde contre les Pelicans, qui avait provoqué une frustrante défaite, est pour le moment la seule de sa saison. Depuis ce moment, mais également après la blessure de LeVert, il a la balle dans les mains en fin de match et se débrouille bien avec. C’est lui qui prend le leadership offensif lorsque ses coéquipiers n’assument pas leurs responsabilités : c’est D’Lo qui tente d’offrir la victoire dans la double prolongation contre Memphis avec 6 points inscrits consécutivement, malheureusement pas suffisants. Et plus récemment contre Toronto, en prolongation là-aussi, il livre un duel énorme contre Kahwi Leonard dont il sort cette fois-ci vainqueur.

Plus largement, D’Angelo Russell porte fièrement son équipe sur ses épaules. Un tir en progression comme toutes ses statistiques (malgré les quelques 2,8 turnovers par match, là encore en baisse par rapport à 2017/18), il devient la plaque tournante de Brooklyn. Mais davantage que les statistiques, c’est l’attitude qui aujourd’hui semble séduire les fans des Nets, comme cette rage de vaincre après la victoire contre Toronto. Alors que son contrat sera terminé cet été, le niveau actuellement affiché par l’ancien d’Ohio State et des Lakers est très satisfaisant et pourrait mériter que les Nets lui offre un joli contrat à la Free Agency.

On vous laisse sur les highlights de son match contre Toronto de samedi, en espérant en voir davantage cette saison !

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Apprenti journaliste fan des Nets depuis 2014, j'ai rejoint l'aventure pour la création du site fin 2015. Rédacteur et chroniqueur avec la vision de jeu de Jason Kidd et le sang-froid de D'Angelo Russell.

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