Alors que l’un des problèmes principaux identifiés était le manque d’un vrai ailier-fort, Brooklyn débutera tout de même la saison sans poste 4 de métier. Comme l’année dernière.

Mois de juillet, le maelström de la free-agency est enfin passé. Kevin Durant, Kyrie Irving et DeAndre Jordan, entre autre, sont ressortis de la tempête, vêtus du maillot noir et blanc. Désormais l’équipage est au complet. Sur le navire Nets, tout est beau fixe. En ligne de lire de la longue vue du capitaine Sean Marks, la saison 2019-20. L’ambition est là. Et tout le monde est enfin à son poste. Enfin presque.

Comme l’année dernière, les deux têtes pensantes de Brooklyn que sont Kenny Atkinson et Sean Marks, ont fait le choix de se passer d’un poste 4 de métier. En attendant le retour de Kevin Durant, pour qui ce poste d’ailier-fort semble revenir à terme. Qui plus est après une blessure si grave qui compromettra surement son explosivité et ses appuis.

Des ailiers polyvalents

C’est donc avec Taurean Prince, Wilson Chandler et Rodions Kurucs que les Nets débuteront la saison au poste d’ailier-fort. Trois joueurs pourtant formés en tant qu’ailier. La saison passée, c’est Jared Dudley, Rondae Hollis-Jefferson et ce même Kurucs qui avaient occupés le deuxième poste intérieur. Et le même constat : aucun n’avait débuté sa carrière comme « power forward » (ailier fort).

Une polyvalence qu’apprécie grandement Kenny Aktinson qui multiplie les profils capable de jouer à plusieurs postes dans son effectif. A l’aile, l’entraîneur pourra déjà compter sur Joe Harris, Dzanan Musa voire Garrett Temple, en plus des hommes cités plus haut. Trois joueurs qui peuvent également jouer à l’arrière.

Le two-way contract Henry Ellenson (2.11 m, 111 kg) sera le seul véritable poste 4 de l’effectif. Dix-huitième choix de la Draft 2016, l’ancien Pistons, passé rapidement par les Knicks aussi, passera le plus clair de son temps en G-League. Un choix assumé de la part du coach des Nets. Et qui ne semble pas déranger les principaux concernés.

« C’est un peu similaire à ce que je faisais au cours de mes deux premières années. Tu peux être toi-même, lire et réagir au basket. Jouer la défense et le transformer en attaque et au final tu obtiens des matchs où tu es vraiment bon. » – Taurean Prince

Une défense mieux solide mais…

La résultante d’un jeu orienté vers les extérieurs, dont les leaders étaient et seront une nouvelle fois les deux joueurs de la ligne arrière. A l’intérieur, tout se concentrera sur le jeune Jarrett Allen, sur qui la franchise mise beaucoup, et sur le vétéran DeAndre Jordan, qui a déjà prouvé qu’il pouvait régner seul dans la raquette.

Défensivement, Brooklyn possèdera un peu plus de garantie que l’an dernier. Grâce notamment au physique de Prince (2.03 m, 100 kg) et à l’expérience, la mobilité et au sens du rebonds de Chandler (2.06 m, 102 kg). Les deux joueurs ont également la force de pouvoir défendre sur n’importe qui, et d’embêter grandement poste 3 et poste 4 adverse. Même si, au final, le secteur intérieur devrait une nouvelle fois souffrir. Il faudra réellement faire preuve de solidarité pour éviter de laisser le pivot seul sous le cercle lorsque les matchups seront défavorables.

Rodions Kurucs, lui, a prouvé également qu’il savait défendre et qu’il n’hésitait pas à aller au contact dans la raquette. De plus, le sophomore letton a affirmé avoir pris du poids cet été, tout comme son comparse Jarrett Allen. « Ouais, je suis un peu plus gros. Je pesais 95 kg. Maintenant je suis à presque 100 kg » expliquait-il lors de la Summer League avant d’ajouter qu’il se sentait aussi un peu plus fort. En tant que joueur le plus ancien du trio, l’ancien barcelonais part avec une légère avance pour le poste de titulaire. Il a toute la confiance du staff, et c’est avec lui sur le terrain que Brooklyn a réalisé sa plus belle série l’année dernière.

Des armes offensives supplémentaires

Offensivement, cela permettra à Kenny Atkinson de poursuivre dans sa volonté d’écarter le jeu, d’être une menace crédible à mi-distance et à 3 points avec ces intérieurs fuyants comme en raffole la NBA depuis quelques années. Une donnée d’autant plus vraie pour les deux premiers de la liste, assez fiables au tir. Le coach de Nets pourra également compter sur un Wilson Chandler lui aussi habitué à ce poste d’ailier-fort qu’il a déjà occupé à Denver ou à Philly, même s’il a plus longtemps évolué à l’aile qu’à l’intérieur.

Il sera également intéressant de regarder le nombre de lancers-francs par match pour le trio. Un indicateur supplémentaire pour comparer leur impact physique dans un match, notamment dans la raquette. Alors qu’il pouvait atteindre par saison presque deux free throw de moyenne par saison, ces dernières années, Chandler a diminué son impact (0.4 lancers-francs tentés par match en moyenne ces 3 dernières années). Il faudra retourner sur le pont pour l’ancien Clippers, l’un des seuls vétérans du vestiaire cette saison.


Journaliste amoureux des Nets depuis l'arrivée de la franchise à Brooklyn en 2012, il espère secrètement connaître la joie d'un titre NBA.

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