Déjà pisté par les Nets lors de la Draft 2017, avant de retirer son nom juste avant la deadline, Rodions Kurucs rejoint enfin les Etats-Unis et la NBA après un passage intéressant par le FC Barcelone. Sélectionné au second tour avec le 40ème choix, l’ailier letton de 20 ans arrive dans la franchise new-yorkaise avec beaucoup d’ambition et beaucoup de détermination.

La filière Barcelone de Brooklyn

L’histoire des européens aux Nets s’incarne désormais par le Bosnien Dzanan Musa, drafté en 29 position cette année, mais également par le natif de Cēsis en Lettonie, Rodions Kurucs. Longtemps suivi par le staff de Brooklyn la saison dernière, il avait décidé de s’accorder encore un an. Un an loin de la folie américaine, loin de la folie de la NBA, à forger son jeu sur le vieux continent, bien à l’abri au sein de ce monument qu’est le FC Barcelone. Sans faire forcément exploser sa hype, cette année aura néanmoins permis au Letton de mieux se conditionner pour cette traversée de l’Atlantique et une toute nouvelle carrière. La draft du Kurucs n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle l’année dernière d’Aleksandar « Sacha » Vezenkov, lui aussi originaire de l’Europe de l’Est (Bulgarie) et également joueur du Barça. Désormais en Grèce, à l’Olympiacos, la ligue nord-américaine semble s’éloignée pour « Aleks » qui peine à se faire une place en Europe.

Après l’Europe, Rodions rejoint la NBA !

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Rodions débute sa carrière chez lui, en Lettonie, au VEF Riga. Son pays qu’il amène d’ailleurs sur le podium de l’EuroBasket U16 en 2014. Médaillé d’argent (défaite face à la France en finale), il est élu dans la All-Team du tournoi avec des stats honorables (13,4 points, 5,9 rebonds et 1,9 passes de moyenne par match). Considéré comme un grand espoir, Kurucs ne tarde pas à jouer son premier match pro avec l’équipe première cette même année 2014. Toujours à l’affût des meilleurs prospects européens et après un super Adidas Next Generation Tournament à Madrid, le FC Barcelone le recrute à seulement 17 ans à la fin de la saison. Le journal AS n’hésite pas à la comparer à Mario Hezonja lors de son arrivée. D’abord cantonné à l’équipe réserve, le bonhomme a de l’ambition et du talent à revendre. C’est d’ailleurs cette ambition de rejoindre la NBA qui selon l’intéressé l’a cantonné au banc de touche du FC Barcelone comme son coéquipier Aleksandar Vezenkov.

Après trois ans, une Draft repoussée, et quelques rares et difficiles apparitions en championnat et en Euroleague, le voici désormais officiellement en NBA, dans une franchise en pleine construction avec un coach à l’accent européen.

Dzanan Kurucs ou Rodions Musa ?

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Rodions Kurucs rencontre Dzanan Musa lors de la Draft 2017

Très grand (entre 2.06 et 2.09 m), mais aussi très fin (entre 85 et 90 kg), Rodions Kurucs cultive de nombreuses ressemblance avec.. Dzanan Musa, son nouveau coéquipier chez les Nets ! (Petit jeu : Devinez qui a été élu meilleur marqueur de l’EuroBasket U16 2014 cité plus haut, où Kurucs a fini dans la All-Team ? Un indice, ça commence par Dzanan et ça termine par Musa).

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Même taille, même poids, même poste, les deux ailiers sont deux formidables attaquants, adroits et disposants d’une large palette offensive. Les deux sont des postes 3 naturels, mais peuvent également se transformer en poste 4 fuyant, un profil de plus en plus recherché. Voire même en poste 2 par séquence. Et puis les deux hommes ont forgé leur jeu sur le continent européen, au contact des groupes professionnels depuis plusieurs années.

Du talent mais pas encore NBA Ready..

Les comparaisons entre les deux européens peuvent encore aller plus loin. Notamment dans la capacité des deux joueurs à attaquer le cercle. C’est l’un des points forts de Rodions : driver (main droite) pour aller terminer au panier. Sans jamais craindre personne. Ajoutez à ça un shoot mi-distance ultra correct et un tir derrière la ligne à 3PTS assez fiable, et vous obtenez un joueur complet que beaucoup de franchises aimeraient  avoir la chance de développer. Le letton, qui n’a que 20 ans, possède une belle marge de progression. Défensivement, sans être une référence, Kurucs a son mot à dire. Notamment grâce à sa envergure et à sa mobilité.

Le chemin est encore long cependant pour lui avant de peser vraiment dans la Grande Ligue. Il devra dans un premier temps s’étoffer physiquement. Mieux choisir ses shoots. Devenir un plus altruiste et développer son jeu de passes dont les statistiques sont assez faibles. Il lui faudra également travailler en défense, bien plus qu’il ne l’a fait jusqu’à présent. Mais pas d’inquiétude, le garçon semble intelligent. Aussi bien sur le terrain qu’en dehors. Aucune raison pour que celui qui vient de signer son premier contrat NBA avec les Nets ne réussissent pas à devenir un solide artilleur à Brooklyn.


Journaliste amoureux des Nets depuis l'arrivée de la franchise à Brooklyn en 2012, il espère secrètement connaître la joie d'un titre NBA.

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