Sélectionné en fin de premier tour de la dernière Draft, Dzanan Musa a disparu depuis quelques semaines des radars NBA. La faute à deux blessures à la cheville et à l’épaule mais aussi aux performances d’un autre rookie européen en la personne de Rodions Kurucs. Malgré un début de saison loin de ce qu’on pouvait attendre, le 29ème choix de la Draft 2018 qui avait répondu à nos questions le mois dernier est toujours considéré comme une partie importante de l’avenir sportif de la franchise de Brooklyn.

Un mois après s’être démi l’épaule, l’ailier de 2m03 a déclaré être frustré à Brian Lewis avant le match des Pacers. Logique pour un compétiteur comme lui qui n’a disputé que sept matches en NBA avec Brooklyn, avec une moyenne de 1,7 point en seulement 3,7 minutes par match.

« C’est parfois difficile, vous savez, parce que mon objectif principal est d’être ici et d’aider les gars. Mais je suis heureux que nous ayons cette séquence de sept victoires, alors je suis heureux de voir les gars qui gagnent. » 

Même si son temps de jeu est famélique en NBA, le bosnien a extrêmement bien joué pour les Nets de Long Island en G-League. Dans cette équipe où se retrouvent un grand nombre de joueurs pouvant évoluer en NBA, il affiche une moyenne de 20,1 points, 7,1 rebonds et 3 passes décisives en shootant à 43,9% et 35,6% à 3 points. S’il peut évoluer à tout les postes extérieurs et qu’il a même évolué comme meneur, on sent qu’il se sent bien plus à son aise sur les postes d’arrière et d’ailier.

Juste avant de se blesser, Dzanan Musa a expliqué qu’il essayait d’améliorer toutes les facettes de son jeu, qu’il ne voulait pas être considéré simplement comme un scoreur même si c’est comme ça qu’il a bâti sa réputation en Europe.

« J’essaie de prouver à tout le monde que je peux faire plusieurs choses sur le terrain, que je ne suis pas juste un scoreur. Je peux être à la passe, Je peux aussi jouer dur en défense. J’essaie de prouver à mes entraîneurs que je peux faire un peu de tout. Je travaille dur sur le maniement du ballon et je prend beaucoup de tirs et de passes évidemment. J’essaie simplement d’aider mes gars de Long Island à devenir de meilleurs joueurs chaque jour. Être un bon coéquipier c’est aussi très important pour moi. » 

S’il est pour l’instant blessé à l’épaule, Musa doit faire face à plus que des blessures. Il fait face à une impasse à l’aile et dans le back-court des Nets, des postes très pourvus du côté des Nets. Kurucs avait un avantage sur lui parce que les Nets manquaient joueurs pouvant jouer sur le poste 3 et en a profité. Mais les Nets sont très patients avec le jeune ailier bosnien.

Kenny Atkinson a parlé à Brian Lewis du New-York Post du développement de Musa début décembre, en prenant en exemple un autre européen dont Dzanan pourrait selon notre coach s’inspirer pour se developer.

« C’est le rôle de la G-League, cela lui permet de jouer et de se développer quand je ne peux pas lui donner un temps de jeu suffisant pour ça. Il a toute les qualités pour être un élément important de notre effectif dans les années à venir. Vous savez à quel point il est bon avec plusieurs ball handlers. C’est formidable pour lui d’avoir cette opportunité d’évoluer en G-League avec de bon joueurs autour de lui. Je pense qu’il à un profil similaire à celui de Gallinari, un ailier de 6’9 ou 6’10, qui peut jouer en pick-and-roll. Avoir un grand gars qui a cette arme – et il en a certainement la capacité – c’est un super atout pour une équipe. Ça va demander un peu de temps pour qu’il soit prêt mais c’est en tout cas très excitant. »

Bien sûr, les Nets vont lui donner beaucoup de temps. Il faut quand même ne pas oublier que Musa n’aura pas 20 ans avant mai. En fait, il est le deuxième plus jeune rookie de l’histoire des Nets, derrière Derrick Favors, qui n’avait pas vraiment eu le temps de se developper du fait de son trade à Utah en février de l’année de sa draft pour récupérer Deron Wiliams.

Vous l’aurez compris Dzanan Musa ne devrait pas ou peu évoluer en NBA cette saison et devrait continuer de se developper en G-League. Une trajectoire à l’opposé de celle de Rodions Kurucs qu’on imaginait pas forcément lors de sa draft mais qui n’a pour seul but de le rendre plus fort et plus mature lorsqu’il devra effectuer ses débuts en NBA avec pour mission d’aider les Nets dans leurs objectifs.


Mon histoire d'amour avec les Nets a commencé à New-Jersey au début des années 2000 et s'est poursuivie à Brooklyn. J'ai créé Brooklyn Nets France pour partager ma passion pour la meilleure franchise de NY.

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