Il est devenu au fil de la saison l’un des hommes forts des Nets, devenant bien plus qu’un simple remplaçant, bien plus qu’un simple shooteur. Free agent cet été, le joueur drafté en 33ème position par les Cavaliers en 2014 a enfin trouvé de la stabilité du côté de Brooklyn et a déjà annoncé sa volonté de rester dans la franchise new-yorkaise. Chez Brooklyn Nets France, l’idée d’un Joe Harris portant le maillot noir et blanc nous emballe, et on vous explique pourquoi…

Un tireur d’élite

Avec 41.9% de réussite à 3PTS, Joe Harris est devenu cette saison l’un des meilleurs artilleurs de la Ligue. Avec 150 shoots primés au total sur la saison, il est le 41e joueur à avoir le plus plus réussi de tirs à trois points. Un exploit quand on sait qu’il n’a été titularisé dans le cinq majeur que 14 fois cette saison. Ce pourcentage de réussite place aussi et surtout Joe Harris dans le Top 20 des meilleurs shooteurs de la ligue (17e). Plus incroyable encore, entre janvier et la fin de saison régulière, soit 44 matchs, il est tout simplement le meilleur tireur d’élite de la Ligue avec 46.7% !

Tout au long de la saison, le numéro 12 des Nets a également fait étalage de son habilité en catch and shoot (shooter sans dribbler), notamment derrière la ligne à 3 points. Un atout déterminant, prouvant d’une part sa capacité à se déplacer et à se créer des espaces pour tirer et également sa vitesse d’exécution et sa précision. Dans une équipe qui a explosé son record de shoots à 3 points sur une saison (1 041 cette saison, 877 l’année dernière), Joe Harris a prouvé qu’il méritait sa place dans une franchise de plus en plus inspirée derrière la ligne des 7,23 mètres. Pour conclure sa saison record, il est entré dans l’histoire de la franchise en devant le meilleur marqueur à 3 points depuis le banc en une saison (118 au total, battant le record de Mirza Teletović). Les chiffres parlent d’eux-mêmes…

Il est devenu bien plus qu’un shooteur

Statistiquement Harris impressionne : son pourcentage au shoot (FG%) atteint les 49.1%. Seuls les pivots Okafor, Allen et Mozgov font mieux. Encore mieux, à l’Effective Field Goal Pourcentage (eFG%), qui calcule l’adresse globale en incluant le fait qu’un panier à trois points est 1,5 fois plus important qu’un panier à deux points car il rapporte 1,5 fois plus de points à l’équipe, Joe Harris est le meilleur de l’effectif avec 61.2%. Une façon de montrer que l’arrière des Nets est l’un des joueurs les plus décisifs pour l’équipe.

Mais au-delà de ses pourcentages aux shoots, l’ancien Cavaliers a su diversifier son jeu au fur et à mesure des matchs pour devenir bien plus qu’un simple shooteur. Une idée que son coach Kenny Atkinson a défendu tout au long de la saison :

« Il n’est pas seulement un shooteur », a déclaré Atkinson. « Il a travaillé sur son drive, il a travaillé sur son jeu de finition. Je pense qu’il a travaillé sur sa défense. En gros juste un joueur complet qui correspond à la façon dont nous voulons jouer. Il est l’un de nos joueurs les plus compétitifs. Rien d’étonnant au fait de voir, depuis le premier jour où nous l’avions dans l’équipe, à quel point il était concentré, à quel point il avait faim. En plus de cela, c’est un mec super ».

Joe dribble plus, shoot moins en première intention que l’année dernière (62.5% de catch-and-shoot cette année contre 70.6% la saison dernière). Au point de devenir l’un des meilleurs finisseurs des Nets cette saison. Et peut-être l’attaquant le plus complet de l’effectif. Au total, 34.5% de ses points ont été inscrit « in the paint » soit une progression de 6 points par rapport à la saison dernière (28.5%).

Son drive et ses qualités de pénétration ont impressionné les observateurs et conquis les fans :

« Évidemment, mon rôle est de tirer, en essayant de porter mes stats à un autre niveau de ce point de vue. Mais quand vous shooter comme ça à un haut niveau, vous allez pouvoir avoir des opportunités de driver parce que ces gars-là (adversaires) vont se précipiter. Nous avons donc beaucoup travaillé sur ce point, sur le plan situationnel, en étant capable de mettre la balle dedans quand quelqu’un se précipite sur vous et soit j’essaie de terminer ou j’essaie de faire jouer quelqu’un d’autre ».

La petite stat’ : 59,2%, soit son pourcentage au shoot sur drive, tout simplement le numéro 2 dans la ligue parmi les joueurs avec au moins 4,0 par match, derrière LeBron James !

Les Nets : l’environnement idéal pour Harris

Drafté en 2014 à la 33e position par les Cavaliers, Joe Harris (26 ans) a connu des premières années un peu difficiles dans la grande Ligue. S’il réalise une saison de rookie acceptable (51 matchs, 9.7min de moyenne, 2.7pts, 0.8rebs, 0.5ast), c’est en revanche plus difficile pour sa deuxième saison avec les futurs champions NBA. Il ne joue que 5 matchs de la saison, et commence tout doucement à désespérer au bout du banc des Cavs. Il se fait alors trade au Magic, qui le coupe immédiatement. C’est donc revanchard qu’il signe aux Nets 6 mois plus tard et qu’il découvre le coach Kenny Atkinson, qui va lui redonner une chance de s’illustrer. Depuis, l’arrière ne cesse de progresser et réalise même sa meilleure saison en carrière :

Une jolie récompense pour lui, que l’on décrit comme un acharné du travail. Plusieurs sources font état d’un Joe Harris qui arrive plus tôt lors des entraînements, et qui repart plus tard. Après une bonne première saison chez les Nets, il a continué à travailler, notamment pendant l’intersaison. « Je pense qu’on a mit l’accent cette intersaison », a déclaré Harris. « Nous avons tous nos entraîneurs spécifiques avec lesquels nous travaillons individuellement et le mien est Jordan Ott. On s’est tous assis ensemble à la fin de l’année dernière et on a analysé où on pensait qu’on pourrait être meilleurs, être plus efficace, ce qu’on pensait qu’on devait travailler un peu ».

Lors de la conférence de presse de fin de saison, Harris, qui sera free-agent, a lancé un appel de pied à ses dirigeants en annonçant vouloir rester chez les Nets la saison prochaine. Cette saison, il touchait 1,5M$, soit l’un des plus bas contrats de la franchise. Avant une explosion salariale la saison prochaine ?

« Mon espoir et je sais que c’est ce que j’ai exprimé à tout le monde, c’est que j’ai aimé être ici, j’aime être à Brooklyn et j’aime faire partie de cette organisation. Je pense qu’ils sont sur les bons trucs et je ne me vois pas vraiment être ailleurs  »

Le message ne peut pas être plus clair, et les Nets auraient tord de se priver d’un tel joueur. Surtout la saison prochaine. La concurrence va être rude au poste d’arrière du côté de Brooklyn (Lin, Russell, LeVert, Dinwiddie, Harris, Crabbe, Whitehead) mais apparemment cela ne lui fait pas peur. Alors nous non plus, et c’est avec un avec un grand OUI qu’on re-signe Joe « Bucket » Harris.


Journaliste amoureux des Nets depuis l'arrivée de la franchise à Brooklyn en 2012, il espère secrètement connaître la joie d'un titre NBA.

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