Les Nets avant Brooklyn !

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Bienvenue dans la rubrique du Mec du Passé ! Ici ? On parle des Nets ! Des Nets AVANT Brooklyn évidemment !

Comment ? Un Palmarès ? Quel Palmarès ?

Bonne question ! Remontons le temps…

Julius Erving

1972. Equipe de ABA, les New JerseyAmericans, créés en 1967, sont devenus les New York Nets en s’installant 4 ans auparavant à Long Island. La ABA est alors en concurrence avec la NBA, fruit d’une fusion entre 2 ligue de basketball en 1949. C’est plus qu’une opposition, c’est une guerre des talents. Autant direque la ABA, disparue depuis, n’est pas à prendre à la légère.

1972 donc. Les Nets sont en finale face aux Indiana Pacers. Avec ses 31,5 pts, 7,5 reb et 4,1 pad/match, Rick Barry est aux commandes, bien épaulé par un Bill Melchionni à 21 pts 8,4 pad ou encore un Billy Paultz tournant à 14,5 pts et 12,5 reb. Malgré ces belles lignes de stats, ils s’inclinent 4 matches à 2 face aux Indiana Pacers de Mel Daniels, 19,2 pts 16,4 reb/match.

Julius Erving

La saison suivante ? Ils sont sortis au premier tour par les Carolina Cougars. Arrive alors la saison 1973-1974 et avec elle…Julius Erving. Dr.J, le joueur devenu légende, idole de toutes les générations, et entre autres de Michael Jordan. En une saison, il ramène les Nets en finale ABA, et mieux : les conduit jusqu’à la victoire. Une finale remportée 4 victoires à 1 contre les Utah Stars. 27,4 pts 10,7 reb en saison et 27,9 pts 9,6 reb de moyenne pour le n°32 des Nets en play offs. Barry n’est plus là (Golden State) mais Billy Paultz est toujours présent pour apporter ses 16,4 pts et 10,2 reb/par match.

Le titre ABA des Nets en 1976 est également le dernier titre ABA tout court. A l’intersaison, la ligue fusionne avec sa concurrente et les Nets rejoignent donc la NBA. Julius Erving fait alors ses valises et rejoint les Sixers pour le succès que l’on sait.

La suite ? Rien. Un chiffre ? 25. Oui. 25 saisons dont une soldée par une élimination en demi finale de conférence (1984), 9 par une élimination dès le premier tour des play offs et donc 15 sans play offs du tout. De bons joueurs sont passés par là durant ces années mais nous y reviendront dans d’autres articles.

Il faudra donc attendre 25 saisons, et bien entendu 2002, pour revoir les Nets au top.

Fraîchement débarqué de Phoenix, Jason Kidd, dont nous tirerons le portrait à l’occasion d’un futur article (évidemment), porte les Nets en les faisant passer de 26 à 52 victoires d’une saison à l’autre. Comme ça. Juste en posant son sac dans le vestiaire. Remplaçant un Stephon Marbury ultra flashy par son jeu ultra collectif, Jason Kidd mène les Nets directement en finale NBA. L’équipe mouroir de la ligue, revenue dans le New Jersey en 1977, représentait jusqu’alors un état à l’image de son uniforme alternatif : gris. Écrasés depuis leur arrivée en NBA par leurs rivaux new yorkais, les Nets ne font finalement plus rire grand monde.

New Jersey Nets 2002-2003

Comment ? Les finales 2002 ? Ah oui. Et bien là, comment dire… BADABOUM. 4-0. Sweep. Les Nets se font balayer par des Lakers emmenés par une duo Kobe-Shaq au sommet. Trois matches sur les quatre furent serrés et l’un fut une authentique claque. Dans tous les cas, c’est une finale bien amère. Mais l’essentiel est ailleurs : les Nets sont là. Miraculeusement arrivés en finale, ils seront la seule équipe de l’histoire à accéder à deux finales consécutives malgré un sweep lors de la première.

Aprè

Jason Kidd

s savoir affiché une ligne statistique de 19,6 pts 9,1 pad et 8,2 reb/match en play offs 2002 Jason Kidd reviens en play offs 2003 avec 20,1 pts 8,2 pad 7,7 reb/match. Ce ne sera hélas pas suffisant et les Nets seront battus (4-2) par les Spurs d’un Tim Duncan venu tout droit d’une autre planète avec ses 24,7 pts 15,4 reb/match (Play Off).

Depuis ? Il y eut des Play offs, des dunks de folie, et un démantèlement assez violent. A tel point que les Nets ont même réalisé une saison à 12 victoires pour 70 défaites. Le but ? Le déménagement à Brooklyn et la reconstruction de la franchise.

Mais tout ceci est une autre histoire et nous y reviendrons bien assez tôt.

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