Après les deux premiers matches de la série du côté de Philadelphie, Brooklyn retrouvait, pour au moins deux rencontres, son cher Barclays Center avec son public affamé de Playoffs. Alors que la série était serrée, avec une victoire de chaque côté, voyons ce que les rencontres à domicile ont données contre ces Sixers.

Game 3 – Défaite 131 – 115 : Une défaite pour le retour des Playoffs à Brooklyn. 

Philadelphia 76ers v Brooklyn Nets - Game Three
Crédit photo : Nathaniel S. Butler/NBAE via Getty Images

Le Barclays Center n’avait pas connu cette ambiance de Playoffs depuis 2015. En recevant Philadelphie, le public des Nets avaient à cœur de faire une belle fête. En effet, la foule a mis le feu dans les travées de la salle.

Le match commence de la meilleure des manières. En l’absence d’Embiid, Jarrett Allen en profite pour prendre tous les rebonds offensifs. Ben Simmons a droit à un traitement de faveur de la part du public local. Le premier quart-temps est très disputé. Philly shoote à 71% (!!!) mais les Nets restent en embuscade, malgré leur maladresse flagrante. Les Sixers maîtrisent tout de même leur sujet en développant un jeu bien plus fluide que celui des Nets. Du côté de Brooklyn, c’est Caris LeVert qui maintient les siens à hauteur de Philadelphie. Par ses exploits individuels, il parvient à ramener Brooklyn à égalité, du moins jusqu’à la mi-temps. Le 3e quart-temps aura eu raison des locaux : déjà en mal avec celui-ci lors du Game 2, où les Sixers avait déjà planté un historique 51 points aux Nets, ces derniers se trouent une fois de plus.

Les hommes de Kenny Atkinson shootent à 26% derrière l’arc, tandis que JJ Redick et Tobias Harris ont assommé Brooklyn tout le long du match. Philadelphie est supérieur dans tout les secteurs du jeu. Il faut aussi noter le très bon apport d’Hollis-Jefferson qui sera rentré pour la première fois sur le terrain dans le courant du 3e QT. Il aura donné un second souffle à l’équipe mais aussi un dernier espoir de revenir dans le match. Brooklyn y aura cru jusqu’au milieu du dernier QT, avant de lâcher prise face à une équipe des 76ers qui a su mettre un terme aux chances de victoire des locaux.

L’homme du match : Old School Caris !

CarisAuteur d’un match excellent en sortie de banc, Caris a sorti le grand jeu dans ce Game 3 ! Auteur de 26 points à 10/17 au shoot et 7 rebonds en 27 minutes on a l’impression de retrouver le Caris LeVert d’avant sa blessure. Le « Playoffs Mode » est de toute évidence activé pour l’ancien de Michigan, une bonne raison de sourire pour les fans des Nets malgré la défaite.

Les Tops/Flops :

  • Le public du Barclays Center pour ce premier match de playoffs depuis 2015, et l’accueil tout particulier pour Ben Simmons.
  • L’agressivité de Brooklyn qui a continué tout le match à attaquer le panier
  • Le jeu proposé par les Nets dans l’ensemble. Brouillon avec beaucoup de pertes de balles, ce n’a pas aidé Brooklyn dans ce match.
  • Le 3e quart encore très mal géré.

Game 4 – Défaite 112-108 : Un revers bien frustrant dans un match fantastique

Philadelphia 76ers v Brooklyn Nets - Game Four

La victoire était obligatoire pour y croire. Après être passés au travers lors du dernier match, les Nets jouaient leur peau lors de ce Game 4. Atkinson procède à plusieurs changements dans son cinq, avec l’intégration de Caris LeVert et le retour de Jared Dudley, pour leur première titularisation en Playoffs de leur carrière. Joel Embiid est quant à lui bien sur le parquet pour Philadelphie.

Brooklyn rentre dans son match comme il faut. L’intensité tant recherchée lors des matches 2 et 3 est pour le coup bien présente. Le duo LeVert-Allen tranche la raquette des Sixers en panique. Le pivot des Nets marque 13 points dans lors du QT1, et le jeu de passe des locaux est fluide avec 8 assists sur les 12 shoots rentrés. BK mène 33-24.

Philadelphie est mieux en début de QT2, alors que Brooklyn manque cruellement d’adresse de loin. Comme un symbole, c’est Jared Dudley qui prend les choses en main. A la passe, au tir, au trashtalking sur Ben Simmons, le vétéran est vraiment partout. Il est d’ailleurs la raison du renouveau des Nets juste avant la pause, qui mène par 6 points (63-57).

On ne le dira sûrement pas assez, mais ce match, avec l’intensité et les highlights, est un régal. Et la rencontre va s’emballer lorsque, suite à une faute de Joel Embiid sur Jarrett Allen qui lui montait dessus, Jared Dudley en vient aux mains avec les joueurs des Sixers. On a affaire à un vrai match de Playoffs. Le numéro 6 de BK ainsi que Jimmy Butler sont expulsés et Embiid reçoit une faute technique. La tension retombe vite d’un cran mais pas l’intensité du match. Spencer boucle le QT3 avec 10 points en 4 minutes à peine et les Nets ont toujours la même avance (91-85).

L’avance se réduit vite pour les Noir et Blanc. LeVert continue son numéro mais Jarrett Allen semble marquer le coup contre Embiid. Le camerounais fait absolument ce qui lui chante dans la raquette de Brooklyn dans le QT4. D’Angelo Russell a quelques fulgurences, mais comme Joe Harris, est aux abonnés absents. Les 5 turnovers sur les 10 dernières possessions avec le 3PTS de Mike Scott à 18 secondes de la fin crucifient les Nets. La possession pour la gagne est mal gérée par D’Angelo Russell. Malgré une belle force de caractère, le talent de Philadelphie a suffit pour l’emporter sur Brooklyn. A désormais 3-1 et un match 5 chez les Sixers, la mission semble désormais impossible pour les hommes de Kenny Atkinson.

L’HOMME DU MATCH : Caris LeVert, the real franchise player ?

CarisDéjà bien en vue lors du Game 3,  Caris LeVert a remis ça lors du Game 4. Il a donné le tournis à la défense de Phili qui était très embêté par l’ancien de Michigan. L’arrière, enfin titularisé, termine la rencontre avec 25 points (9/18 FG, 3/8 3PTS, 4/9 LF), 6 passes, 5 rebonds et une interception en 42 minutes. On ne comprend toujours pas pourquoi il n’a pas eu ce ballon de la gagne entre les mains à 110-108…

Les Tops/Flops :

  • Les changements d’Atkinson dans son cinq titulaires ont portés leurs fruits : LeVert et Dudley qui entrent et font sacrément le boulot.
  • La mentalité de Brooklyn retrouvée. C’est la satisfaction de ce match, sans contest.
  • Le trou noir de certains cadres au tir : Joe Harris (4/14 FG, 0/6 à 3PTS), D’Angelo Russell (6/19 FG, 4/9 à 3PTS), DeMarre Carroll (0/6 FG, 0/4 à 3PTS)
  • L’incapacité de défendre sur Joel Embiid (31 points, 16 rebonds, 7 passes, 6 contres). Les Nets n’ont pas les armes pour défendre contre lui, tout simplement.

Mon histoire d'amour avec les Nets a commencé à New-Jersey au début des années 2000 et s'est poursuivie à Brooklyn. J'ai créé Brooklyn Nets France pour partager ma passion pour la meilleure franchise de NY.

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