Interrogé sur ce qu’il pense de la situation actuelle de Brooklyn, Sean Marks a souri. C’est peut-être le premier signe donné par le GM des Nets qu’il a réussi le pari fou de ramener les Nets dans la normalité après des années de purgatoire dû au fameux trade de Billy King.

Sean Marks a tenu mardi dernier une conférence de presse au HSS Training Center pour pour parler de la Free Agency. Malgré une certaine excitation et un certain optimisme quant à l’avenir de l’organisation des Nets, notre GM a, encore une fois, tempéré les attentes pour la saison à venir.

Un été 2018 parfaitement bien mené…

« On a su être patient, je ne peux que donner du crédit à notre propriétaire qui est resté patient et j’espère qu’il y aura de la continuité entre Mikhail [Prokhorov] et Joe [Tsai]. Ils ont été formidables cet été en nous témoignant leur confiance et en nous laissant travailler »  a déclaré Marks qui a aussi eu un mot pour son staff.

« C’est aussi difficile pour le staff puisqu’ils aimeraient gagner maintenant mais je ne les blâme pas. Cela fait partie de ce que j’aime dans notre groupe, tout le monde est compétitif. Mais encore une fois, je dois les freiner et leur dire « Faites-nous confiance, nous essayons de construire un projet à long terme, ça va prendre du temps. Vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez quand vous voulez… ». Une reconstruction est un processus lent, mais nous sommes ravis d’ajouter certains assets cette année qui aideront à bâtir l’équipe dans les années à venir. »

Cet été, les Nets ont ajouté Ed Davis, Kenneth Faried et Jared Dudley (via Darrell Arthur), trois joueurs avec des contrats expirants. Ensuite, ils ont ajouté Shabazz Napier pour une année avec une option d’équipe pour sa deuxième année. Sur le papier, Sean Marks a fait du one shot en ne prenant que des contrats qui en dehors des deux rookies Dzanan Musa et Rodions Kurucs ne pèseront pas dans les finances en 2019. Joe Harris est le seul agent libre avec lequel ils ont accepté de s’engager plus d’un an afin de préserver le Cap Space de l’été prochain.

Ces mouvements ont permis de combler quelques vides notamment dans le secteur intérieur avec des joueurs qui devraient parfaitement s’intégrer dans le système de Kenny Atkinson.

Au delà des joueurs qui sont arrivés, Sean Marks a aussi réussi à obtenir un choix de premier tour pour la Draft 2019 en provenance de Denver (protégé 1-12). Ce sera la première fois depuis dix ans que les Nets disposeront de deux 1er tour de draft la même année. La dernière fois ils avait drafté Brook Lopez et… Ryan Anderson. Et puis il ne faut pas oublier que les Nets auront la possibilité de proposer deux contrats max l’été prochain, inimaginable il y a encore quelques semaines avec le contrat de Mozgov qui allait encore peser 16M la saison jusqu’à l’été 2020.

… tout en préparant astucieusement l’été 2019

Les Nets devraient avoir entre 50 et 70 millions de dollars de Cap Space après les départs de Faried, Arthur et DeMarre Carroll, ainsi que du dead-cap de Dwight Howard. Les Nets devront aussi prendre une décision sur certains des joueurs, à savoir d’Angelo Russell, et Rondae Hollis-Jefferson qui deviendront agents libres restreints à la fin de l’année, et voir si des extensions leur seront proposés en amont de la free agency ou non.

Brooklyn aura du cap mais Sean Marks lui ne promet rien du tout :

« Il s’agit de rester flexible l’été prochain. Lors de la conférence de presse de fin de saison, la situation était différente, donc les choses ont changé un peu au cours des trois derniers mois. Nous avons une année entière pour préparer l’été 2019, et tout peut aller très vite dans le basket. »

Sean Marks ne dit pas comment il pourrait utiliser tous ces atouts, il est au moins sûr de les avoir en mains.

« Je pense que nous avons stratégiquement regardé différentes manières de construire le futur de la franchise. Nous avons été capables de nous adapter à toute situation au cours de ces deux dernières années, et c’est aussi ce que nous ferons au cours de l’année prochaine. De toute évidence le cap space et les futurs choix de draft nous aideront à construire l’avenir. Pour ce qui est du marché des agents libres, je n’en ai aucune idée. Mais nous aurons une belle marge de manœuvre… »

Cependant hors de question de faire n’importe quoi pour le General Manager des Nets qui ne dérogera pas à sa ligne de conduite et insiste sur l’importance de la culture et de la continuité à l’horizon 2019.

« Je pense que vous devez d’abord regarder les joueurs qui correspondent à Brooklyn, ceux capables de s’adapter à votre culture, s’adapter à votre système, s’adapter à ce que vous essayez de faire. C’est un paramètre important pour la longévité de l’équipe et la construction d’un effectif. »

D’ailleurs Sean Marks tente de rester évasif sur la stratégie de la franchise pour l’année et l’intersaison prochaine. « Je pense que nous devons faire attention à ne rien laisser transparaitre sur ce que c’est ce que nous allons faire dans un an ». Un moyen pour lui de ne pas dévoiler toute ses cartes et de peaufiner son plan avec l’aide de Kenny Atkinson.

« Je pense que les joueurs que nous avons signer ajouteront de la qualité et s’intégreront à ce que nous faisons actuellement ici. Je ne sais pas ce qui va se passer mais ces gars-là ont tous une chance incroyable de jouer dans ce système et avec ce staff. »

La culture Nets encore et toujours mise en avant

Vous l’aurez remarqué, Sean Marks met encore en avant la culture qu’il a mis en place depuis son arrivée et l’opportunité de jouer dans le système Nets comme une incitation à rejoindre la franchise. Les Nets ont en effet développé une excellente réputation auprès des joueurs NBA. Mise à part la ville, et en dehors du marché et de l’argent, le plus grand atout de Brooklyn pour attirer des agents libres est le coach et le staff, connus pour leurs relations avec leurs joueurs. Plus important encore, Sean Marks a placé le bien-être de ses joueurs au premier plan. C’est ainsi qu’Allen Crabbe a vanté la franchise à Shabazz Napier avant sa signature : « Ici que tu joues ou que tu joues moins, tu fais partie de la famille. »

C’est un énorme plus pour les joueurs, qui, malgré tout l’argent qu’il peuvent gagner, sont des êtres humains avec leurs besoins et leurs proches. La vie des joueurs loin des parquets et comment cela affecte leur moral est l’un des aspects les plus négligés quand on parle d’athlètes professionnels et quand on tente d’expliquer leurs mauvaises performances ou leurs états d’esprit.

Pour illustrer la notion de famille, la plupart des joueurs de l’équipe se sont rendu à Las Vegas pour venir voir les jeunes jouer en Summer League. C’est une habitude depuis que Sean Marks et Kenny Atkinson ont pris les reines de la franchise. Ils sont tous des Nets et ils veulent qu’ils soient là les uns pour les autres, qu’ils se côtoient et se retrouvent à Brooklyn, à Las Vegas ou dans le sud de la Californie, comme ils l’ont fait en mai…

« Le fait que tous nos vétérans soutiennent l’équipe en Summer League en dis long sur ce que nous somme en train de bâtir ici. », a déclaré Marks. « La camaraderie, les restaurants après les matchs, les soirées ensemble… tout ça aide à créer un esprit de camaraderie sur et en dehors des terrains et c’est génial. »

Même si les Nets n’ont fait aucuns gros mouvements, ils ont misé sur la continuité, la cohésion et la culture pour s’améliorer et faire mieux que les 28 victoires de la saison dernière. La croissance en interne est énorme et la construction de l’institution Nets ne se fera qu’avec des victoires et l’amélioration du jeu. Mais pour cela il faudra aussi, contrairement aux deux dernières saisons, que les joueurs soient en bonne santé….

La fin de la galère à Brooklyn

Brooklyn a maintenant une bonne réputation et c’est un atout aussi grand, sinon plus grand, que le Salary Cap ou les choix de Draft. C’est un marché attrayant pour plusieurs raisons et cela commence avec l’identité et la réputation qu’ils ont construit.  Peut-être qu’il trop tôt, qu’il ne faut pas avoir trop d’attente pour la 2018-2019, mais une chose est sûre : il va être intrigant de voir si les gars jouent assez bien pour réussir à attirer des agents libres la saison prochaine.

Allez osons le dire, 6 ans après le déménagement à Brooklyn, on est peut-être bien à l’aube du renouveau des Nets et c’est avant tout à Sean Marks qu’on le doit  !

Source : netsdaily.com


Mon histoire d'amour avec les Nets a commencé à New-Jersey au début des années 2000 et s'est poursuivie à Brooklyn. J'ai créé Brooklyn Nets France pour partager ma passion pour la meilleure franchise de NY.

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