Après avoir terminé l’année sur deux défaites, les Nets ont débuté 2019 par trois victoires avant de s’incliner à Boston la nuit dernière. Le bilan de 20 victoires pour 22 défaites place ainsi l’équipe à la 8ème place de la conférence Est ! Si  la franchise  continue sur ce rythme, elle pourrait remporter 40 matchs, soit douze de plus que la saison dernière et deux fois plus que la première année de Kenny Atkinson à la tête de l’équipe. Si l’heure n’est pas à l’enflammade, il est toujours intéressant de faire un premier bilan après 42 matchs et déjà 10 back-to-back.

Lors d’un entretien avec Greg Logan de NewsDay.com, Kenny Atkinson a répondu à une question au sujet des progrès réalisés par son groupe. S’il est satisfait, il semble aussi conscient que son groupe n’a pas encore atteint son potentiel maximum.

« Je ne dirais pas que nos progrès sont énormes. On est sur la continuité de ce qu’on faisait l’an dernier. C’est notre projet et nous ne sautons pas d’étapes. Nous sommes sur la bonne voie mais encore une fois, je pense que nous voulons tous plus. Si je regarde notre bilan, j’aurais aimé qu’on ait trois ou quatre victoires de plus. C’était à notre portée. J’aime ce que l’on propose. On montre une belle amélioration comparé à l’an dernier et si nous pouvons garder ce rythme j’en serais ravi. »

Si les Nets ont progressé, ils le doivent en grande partie à Kenny Atkinson et son staff qui réalisent ensemble un travail remarquable depuis leur arrivée en 2016. Un travail récompensé collectivement par des victoires mais aussi et surtout individuellement par le niveau atteint par certains joueurs pourtant arrivés sur la pointe des pieds.

En témoigne les saisons de Joe Harris ou Spencer Dinwiddie qui confirment match après match qu’ils sont des valeurs sûres aujourd’hui en NBA. Ainsi, dans une conférence Est toujours plus serrée, les Playoffs ne sont plus du tout hors de portée pour le groupe de Kenny Atkinson. Au contraire avec 40 victoires, il pourrait même ne pas se contenter de la 8ème place mais aller chercher le 7ème, voire le 6ème spot.

Un groupe jeune et attrayant pour un gros free agent ?

Avant d’être blessé, Caris LeVert semblait avoir un profil assez attrayant pour aider au recrutement de Free Agent l’été prochain. Spencer Dinwiddie est lui un candidat sérieux au titre de sixième homme de l’année et les Nets ont assuré sa présence à un coût raisonnable au moins deux saisons de plus. D’Angelo Russell, bien que toujours inconstant, est le meilleur joueurs des Nets avec 18 points, 4 rebonds et 6 assists et réalise sa meilleure saison depuis sa draft en 2015. Dans le même temps, Joe Harris lui est l’un des trois snipers actuels en NBA avec 48.3% de réussite ! 

Rodions Kurucs, bien qu’ayant l’air un peu fatigué après des débuts plus qu’encourageants apparaît comme un steal de la dernière Draft et semble avoir le profil d’un stretching-four dans les années à venir quand il aura pris un peu de poids. 

Jarrett Allen qui a marqué les esprits ses derniers temps, après avoir contré LeBron James et Giannis Antetokounmpo, est jeune, très jeune ! Il a deux mois de moins que Kurucs, drafté un an après lui. Le sophomore a cette année amélioré son rebond mais à aussi travaillé son endurance et sa défense au poste. Néanmoins, il doit encore prendre du muscle pour affronter les monstres que sont Joël Embiid ou Anthony Davis.

Des vétérans qui jouent leurs rôles au quotidien.

Enfin, avec l’ajout de joueurs très importants comme Ed Davis, Jared Dudley et les performances de plus en plus solides de DeMarre Carroll, le banc est beaucoup plus solide que l’an dernier. Les trois vétérans ont joué un rôle important après la blessure de Caris LeVert, et donnent l’exemple soir après soir aux jeunes.

Les Nets peuvent être optimistes dans la mesure où ils peuvent rester en bonne santé. Avec un bilan de 6 victoires pour 7 défaites avant la blessure de LeVert, et après une dur période d’ajustement marquée par 8 défaites, ils ont rebondit et ont remporté 13 de leurs 16 derniers matchs. Au cours de cette période, ce jeune groupe a réussi à battre des équipes qui disputeront sûrement les playoffs comme les Raptors, les 76ers, les Nuggets, les Lakers ou encore les Hornets.

Les Nets s’imposent comme un candidat sérieux aux Playoffs cette saison après plusieurs année de disette. Si Sean Marks n’a jamais sauté d’étapes pour en arriver jusque là, il sera peut-être obligé de revoir sa copie d’ici la trade deadline pour faire venir un joueur capable de faire la différence dans la dernière ligne droite et ainsi permettre à son équipe d’accéder au premier tour des playoffs.


Mon histoire d'amour avec les Nets a commencé à New-Jersey au début des années 2000 et s'est poursuivie à Brooklyn. J'ai créé Brooklyn Nets France pour partager ma passion pour la meilleure franchise de NY.

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